Questions aux juges et aux experts

Je tiens préalablement à vous dire que je respecte votre personne et votre fonction.

Cela étant dit, permettez-moi de vous poser un certain nombre de questions.

Quel rôle vous-a-ton confié ?

En fonction de quels éléments allez-vous statuer ?

Quel est votre domaine de compétences ?

Êtes-vous totalement neutre pour réaliser votre évaluation ?

Quelle est votre philosophie personnelle de la vie et de l’éducation ?

Avez-vous des appartenances philosophiques, religieuses ou politiques ?

Quelle philosophie de la vie et de l’éducation vous a-t-on transmis :

·        durant votre enfance ?

·        durant vos études et votre formation professionnelle ?

Êtes-vous censés promouvoir une certaine philosophie de la vie et de l’éducation dans le cadre de votre profession ?

Si oui, votre philosophie personnelle est-elle rigoureusement en accord avec celle que vous êtes censés promouvoir dans le cadre de votre profession ?

Avez-vous des enfants ?

Si oui :

·        Quel âge ont-ils ?

·        Selon quelle philosophie les éduquez-vous ou les avez-vous éduqués ?

·        S’ils sont jeunes, avez-vous suffisamment de recul pour garantir que vos méthodes éducatives sont adaptées ?

·        S’ils sont âgés, pouvez-vous dire que vous avez réussi dans l’éducation de vos enfants et selon quels critères jugez-vous qu’une éducation est réussie ?

Si non :

·        Êtes-vous bien placé pour évaluer mes méthodes éducatives ?

·        Comment pouvez-vous être certains que les méthodes que vous pensez bonnes en théorie s’avèrent adaptées en pratique ?

Que vous ayez ou non des enfants, pouvez-vous garantir que les méthodes éducatives que vous pensez bonnes le sont de manière universelle, qu’elles s’appliquent à toutes les familles et à tous les enfants ?

Selon quels critères pouvez-vous juger des méthodes éducatives ?

Les critères que vous employez sont-ils universels ou ne dépendent-ils pas d’une philosophie de la vie et de l’éducation et du type de société que l’on souhaite ?

Les théories sur lesquelles sont basées les méthodes éducatives que vous défendez sont-elles démontrées de manière scientifique ou sont-elles des dogmes, des croyances ?

Quel être humain, quel citoyen les méthodes éducatives que vous défendez souhaitent-elles développer ?

Permet-on à chaque famille d’éduquer ses enfants conformément à sa philosophie ?

Certaines philosophies sont-elles jugées inférieures à d’autres et donc à ce titre ne méritent-elles pas d’être transmises aux enfants ?

Si oui, selon quels critères ?

Qui se donne le droit de définir ces critères ?

Un état laïque, des professionnels (juges, experts, psychiatres, psychologues, éducateurs, assistants de service social, enseignants, etc.) peuvent-il juger de la philosophie des citoyens ?

 

Pour quelles raisons, souhaitez-vous m’entendre ?

De quels éléments du dossier avez-vous connaissance ?

Savez-vous que j’ai déjà été auditionné pendant presque six heures par les gendarmes ?

Est-il nécessaire que je réponde à nouveau à toute une série de questions auxquelles j’ai déjà répondu ?

Avez-vous déjà une certaine représentation de ma situation familiale et de ma personne ?

Que me reproche-t-on ?

·        Ai-je été jugé violent ?

·        Suis-je un père défaillant ?

·        Mes méthodes éducatives sont-elles inadaptées ?

·        Ma philosophie ou ma pratique spirituelle sont-elles problématiques ?

Si oui :

·        En quoi ?

·        Au nom de quoi pouvez-vous l’affirmer ?

·        Pouvez-vous le démontrer ?

Vous posant cette série de questions, serais-je condamnable et devrais-je être puni parce que :

·        Je vous aurais manqué de respect ?

·        Je n’aurais pas été suffisamment docile ?

·        Je serais dangereux pour la société ?

·        Je n’aurais pas fait amende honorable ?

·        Je n’aurais pas remis en question mes méthodes éducatives ?

De quelle manière voudrait-on me punir ?

En continuant à me priver de mes enfants et par la même occasion en privant mes enfants de leur père ?

Au nom de quoi ?

Si c’était le cas, ne commettriez-vous pas :

·        un abus de pouvoir ?

·        un acte très grave à l’encontre de mes enfants ?

Si vous êtes tellement préoccupés par le bien de mes enfants, avez-vous évalué les conséquences dramatiques de la séparation que nous subissons depuis la fin du mois de janvier 2018 ? Croyez-vous que cela ne va pas laisser des traces durables chez chacun de nous ?

A-t-on considéré qu’ils encouraient un tel danger à mon domicile que cette séparation soit jugée moins dommageable ?

Ce danger a-t-il été caractérisé, démontré ? Sur quelle base ?

Faudra-t-il désormais que tous les professionnels maintiennent ce point de vue pour éviter de reconnaitre qu’une erreur de jugement a pu être commise ?