Nouvelles du 6 juillet 2019

Mercredi 19 juin 2019

À 10h15, la juge des enfants nous reçoit, parents, enfants, avocats, administrateur ad’hoc des enfants et éducatrice spécialisée en charge de l’AEMO (mesure judicaire d’aide éducative), qui nous a rendu visite depuis le mois de septembre 2018 au moins une fois par mois.

Nous avons été convoqués de manière anticipée par la juge, suite au rapport que l’éducatrice spécialisée lui a envoyé en avril 2019, en avance sur le terme fixé par la juge. En effet, au bout de quelques visites, l’éducatrice nous a indiqué qu’elle ne voyait pas l’utilité de ses visites, si bien qu’elle a décidé, en concertation avec ses collègues, de rédiger un rapport très positif sur la situation familiale.

L’audience sera assez rapide. Chacun aura l’occasion de s’exprimer. La juge me demandera si je donnais toujours des travaux longs et pénibles (sous-entendu les « planches ») aux enfants quand ces derniers se comportaient mal ; je lui répondrai que ce n’était plus moi mais l’école qui s’en chargeait, faisant allusion aux punitions que l’un de mes fils avait eu tout récemment (consistant à copier 25 fois une même phrase)… Ce à quoi la juge me renverra que je ne semblais pas bien comprendre…

En définitive, la juge des enfants annoncera la fin de la mesure éducative et la clôture du dossier.

En définitive, la juge des enfants décidera la fin de la mesure éducative et la clôture du dossier déclenché par le signalement effectué par la directrice de l’école en décembre 2017.

Cette décision vient seulement conclure l’un des deux pans de nos difficultés. En effet, nous sommes sans nouvelles de l’enquête menée par la gendarmerie sur le groupe GIROLLE. Nous ignorons si l’enquête se poursuit encore ou si les conclusions ont déjà été transmises au Procureur et ce que ce dernier décidera. Notre dernier contact avec la gendarme en charge de l’enquête date du 7 avril 2019, pour récupérer les matériels informatiques saisis lors de la perquisition du 13 juin 2018. Tous les autres biens saisis, notamment des éléments rituéliques et des documents administratifs, sont encore sous séquestre.

Épilogue de la mise en cause d’un père

Jusqu’où peut-on tolérer une telle ingérence dans la vie des familles ?

Qu’est-ce que la justice souhaitait-elle contrôler ? Que pouvait-elle contrôler véritablement ?

Que les parents apportent tous les soins à leurs enfants ? Qu’ils n’exercent pas trop de contraintes sur les enfants ? Que les enfants ne sont pas en danger ?

Qui définit la notion de contrainte excessive et de mise en danger ? Notamment dans le domaine psychologique et spirituel ? Qu’est-ce qui inquiète à ce point la société et la justice ? Comment penser que la prière, la méditation ou les réflexions philosophiques seraient plus dangereuses que toutes les sollicitations difficilement contrôlables auxquelles les jeunes sont exposés ? Sous couvert de la défense de la « sacrosainte » liberté, le projet sous-jacent – que la plupart des acteurs de la société mettent en œuvre inconsciemment – est-il de conditionner et d’abrutir les nouvelles générations en les incitant à satisfaire les désirs les plus bas, afin qu’elles soient incapables d’exercer leur véritable liberté de penser et de remettre en question un système qui cherche en réalité à les asservir ?