Nouvelles du 27 mars 2018

Vendredi 16 mars 2018

Je reçois un courrier de la cour d’appel confirmant le dépôt de l’appel.

Lundi 19 mars 2018

J’ai un entretien d’1h30 avec l’expert psychiatre. Je n’ai pas une bonne impression du rapport qu’il pourra émettre. Alors que je m’attendais à passer des tests de personnalité, il m’a posé des questions sur mon cursus et la situation. Les questions étaient orientées par l’ordonnance de jugement. J’ai fini par lui dire :

  • qu’il avait une curieuse façon de m’interroger en répétant maintes fois mon prénom et mon nom,
  • que s’il s’appuyait sur la description déformée et hypernégative faite par la juge, s’il intégrait la notion de souffrance des enfants du fait de règles contraignantes alors que c’est la juge et les gendarmes qui présentent la situation ainsi, les choses étaient faussées,
  • que j’avais l’impression qu’il formulait lui-même des jugements sur certaines de mes méthodes éducatives,
  • qu’il était peut-être un expert habitué à formuler un portrait de personnalité sur la base de ce qu’il avait entendu mais qu’il me semblait qu’il n’avait pas tous les éléments lui permettant de saisir précisément toute la situation.

En définitive, j’aurais dû garder le silence.

Mardi 20 mars 2018

J’appelle le point-rencontre. La lettre a bien été envoyée à la juge pour demander les précisions sur les conditions de visite mais la réponse de la juge n’a pas été reçue. Les conditions restent donc les mêmes : 2h de visite sans possibilité de sortie.

Jeudi 22 mars 2018

Les médecins de Salignac, dont mon frère, reçoivent un courrier envoyé par l’avocat de la Directrice de l’école de Salignac pour leur demander d’enlever l’affichette dans leur salle d’attente, informant de ma situation et renvoyant sur le site www.girolle.net. Le simple fait que l’affichette renvoie sur le site serait un problème parce que les propos que je tiens à son sujet seraient acerbes et diffamatoires alors qu’il me semble être factuel. De ce fait beaucoup de journalistes pourraient être attaqués pour les mêmes raisons, notamment la journaliste de Sud-Ouest qui elle-aussi mentionnait notre site. N’est-ce pas le comble ? Non contente d’être à l’origine de mes ennuis, la Directrice voudrait maintenant nous imposer le silence.

Samedi 24 mars 2018

Rencontre des enfants au point rencontre de 15h à 18h. En réalité il n’y avait pas de justification de restriction de durée. C’était une erreur d’interprétation de la part de l’équipe. Une nouvelle lettre va être envoyée à la juge dans laquelle on demande la possibilité de voir les enfants de 10h à 18h avec possibilité de sortir du point rencontre pour avoir des activités sur Bordeaux et avec possibilité de visite accordée aussi aux grands-parents paternels et maternels et à l’oncle paternel.

Mardi 27 mars 2018

Fin de la grève de la faim après 40 jours.

Nous tenons à remercier très chaleureusement ceux qui :

  • nous ont témoigné leur soutien de vive voix,
  • ont eu le courage de l’exprimer publiquement sur notre site,
  • nous ont signifié leur affection et se sont inquiété régulièrement de notre santé.

Malheureusement, nous n’avons reçu aucune manifestation de sympathie de la part des autorités et de l’extrême majorité de la population, nous avons même perçu du dédain de la part de certaines personnes.

Quelles ont été les critiques formulées à l’égard de notre grève de la faim ?

  • « Je ne comprends pas votre stratégie. »
  • « Votre grève de la faim est inutile. »
  • « Cela va se retourner contre vous : vous allez encore plus passer pour une secte. » (Quoi que nous fassions, ceux qui nous critiquent conserveront leurs préjugés.)
  • « Et si vous mourez, vous ne pensez pas à vos enfants ? Vos enfants ont besoin de vous. » (Ah bon ? Pourquoi me les a-t-on retirés dans ce cas ?)
  • « Vous êtes trop en colère, trop émotifs. C’est démesuré. » (Ceux qui disent cela se sont-ils mis un instant à notre place ? Comment réagirait une mère à qui on retirerait ses enfants ?)
  • « Pourquoi vous ne patientez pas sagement le temps de l’enquête ? Ne vous inquiétez pas, cela va s’arranger. Il faut faire confiance en la justice. »

Pour quelles raisons la majorité ne signe-t-elle pas notre pétition ?

  • « Je ne suis pas concerné. »
  • « Il n’y a pas de fumée sans feu. Si la justice s’est exprimée, c’est qu’il y a forcément quelque chose à vous reprocher… » (Que dire de la présomption d’innocence ?)
  • « Je reste neutre. »
  • « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne sais pas moi… Il faut laisser faire la justice… »
  • « Je fais confiance en la justice de notre pays. » (Que dire des affaires Dreyfus ou d’Outreau ?)
  • « Il s’agit d’un simple conflit familial, dans lequel je ne veux pas prendre parti. » (Or il suffirait de lire pour se rendre compte que ce n’est pas le cas.)
  • « Je ne veux pas mettre en cause des institutions, comme la justice ou l’éducation nationale. »
  • « Je ne peux pas vous soutenir officiellement, j’ai un devoir de réserve. » (Or ce dernier n’interdit nullement la liberté d’expression des opinions personnelles.)
  • « Je ne connais pas suffisamment votre groupe. » Autrement dit, « votre groupe est peut-être trop bizarre pour que je défende votre liberté de conscience. » (Or toute personne qui ne se soucie pas de la liberté de conscience ou d’expression de chacun ne risque-t-elle-pas d’être privée de cette liberté un jour ou l’autre ?)
  • « Ce groupe est une secte… C’est ce qui se dit. »
  • « L’époque des corrections est révolue. »