Nouvelles du 25 juillet 2018

Lundi 23 juillet 2018

À 10h30, la juge des enfants nous reçoit, parents, enfants, avocats, administrateur ad’hoc des enfants et éducatrice spécialisée en charge de l’enquête sociale. Les expertises demandées par la juge lors de l’audience du 14 février (psychiatrique, psychologue, enquête sociale) ont toutes été effectuées. À l’exception de l’expertise psychiatrique qui tend à m’accabler (sans surprise, étant donné la manière dont s’était déroulé l’entretien d’à peine un peu plus d’une heure avec le psychiatre, qui avait devant les yeux le descriptif très caricatural de notre situation dressé par la juge), les autres expertises, beaucoup plus fouillées (sur plusieurs entretiens), sont plutôt positives.

La juge donnera la parole à chacun lors de l’audience. Il ressortira que mon attitude aura évolué lors de cette période. Mon avocat, lui, osera avancer le fait que c’est le regard porté sur notre situation qui a évolué et que c’est seulement parce que l’association GIROLLE était suspectée d’être une secte qu’une telle ampleur a été donnée à cette affaire. Ces propos ne manqueront pas de susciter une vive réaction de la juge, qui se défendra d’avoir à aucun moment parlé de secte. D’ailleurs, dira-t-elle, rien ne démontre que l’association en soit une (a-t-elle des informations sur l’état de l’enquête concernant le groupe ?) ; pourtant, selon les dires des enfants, elle leur avait dit lors de l’audience du mois de février qu’elle ne les laisserait pas retourner dans « cette secte »… Bien entendu, les enfants n’oseront pas contredire une telle affirmation de la juge.

Malgré ce moment de tension, devant le constat des experts que la séparation des enfants de leur père n’avait pas été bénéfique à ces derniers, la juge annoncera la levée du placement des enfants chez leur mère et la mise en place d’une AEMO (mesure judicaire d’aide éducative) – comme suggéré par l’association en charge de l’enquête sociale – pour une durée d’un an, permettant à des éducateurs d’intervenir régulièrement au domicile, afin d’apporter à la fois une aide mais aussi, je suppose, de faire des rapports à la juge…

Les enfants sont donc à nouveau libres de pouvoir revenir à mon domicile et d’y voir toute leur famille ! C’est la bonne nouvelle que nous n’osions espérer aussi vite.

Cette heureuse décision de la juge des enfants est-elle le signe que tout est sur le point de rentrer dans l’ordre, après l’emballement des derniers mois ? Nous l’espérons !