Lettre ouverte de Karim Coulaud

Je ne connais pas bien votre association car je viens tout juste de la découvrir en cherchant sur internet des livres de théosophie que j’ai eu le plaisir de trouver sur le site.

Dans une société profondément malade, ce qui est sain (je n’ai pas dit saint) sera considéré comme l’ennemi et tout ce qui touche à la spiritualité (la vraie) sera vu comme un ennemi venu troubler le doux sommeil hypnotique dans lequel, par le biais des médias, le pouvoir maintient la majorité des individus. Individus devenus trop souvent de simples consommateurs conditionnés à suivre les sentiers balisés conçus à grands coups de propagande par les dirigeants de ces multinationales qui mèneront cette civilisation à sa perte sans un éveil rapide des consciences.

Etant donné donc le contenu spirituel de ce site je ne suis pas étonné qu’on vous attaque.

Je vous soutient donc chaleureusement, comme le disait Stanislas Leszczynski : « La vérité est comme le soleil : une éclipse peut l’obscurcir, mais elle ne saurait l’ éteindre. »

Pour finir, je me permets de citer Macarven, précepteur de Vercingétorix, lorsqu’il répondit à Divitiac, druide partisan de la collaboration avec les Romains connus pour leur corruption et leur scepticisme :

« Ma foi est plus clairvoyante que la tienne. Pour vaincre tout à fait, il vaudrait mieux qu’elle périsse les armes à la main, au nom de sa supériorité ! Le triomphe passager de la matière sur l’esprit ne peut anéantir la vie de l’esprit, elle la consacre plutôt et la fait résurrectionner éternellement au-dessus de la victoire momentanée de l’ennemi. Au contraire, en acceptant, même par ruse, le conquérant qui la domine, elle s’humilie peu à peu, elle se livre. La défaite noble vaudrait mieux par sa résistance légitime, que la victoire brutale du nombre et de la force seule. Je n’ai confiance que dans la route perpétuelle, obstinée de la conscience. Parce qu’elle est droite, supérieure, décisive parmi tous les autres méandres elle va, elle mène plus loin. La quitter, l’abdiquer c’est se perdre, peut-être mourir et de la mort dont on ne se relève pas. Cette mort-là engloutit tout, si lourde qu’elle y entraîne l’âme écrasée sous le poids de son néant. »

Extrait du livre de Léons Denis, le Génie Celtique et le monde invisible

Que ces paroles vous apporte du courage et que la Vérité brille dans ces temps de ténèbres.

Karim Coulaud