Lettre ouverte de Dominique Calleau

Lettre ouverte adressée aux instances qui nous gouvernent et à tous les citoyens de bonne volonté
Saint Médard en Jalles, le 18/02/2018

Je me nomme Dominique CALLEAU, j’ai 54 ans, je suis mariée et mère de 3 filles âgées respectivement de 28, 26 et 23 ans.

Je suis formatrice et chargée d’insertion socio-professionnelle dans une association à vocation sociale, fondée sur le principe de l’éducation populaire.

Je suis depuis 1989 membre de l’association GIROLLE. Depuis un an et demi, je ne participe plus aux rencontres du groupe mais j’ai maintenu mes entretiens PPS (Psychologiques, Philosophiques, Spirituels) avec André JACQUET.

Je connais ainsi depuis longtemps la famille JACQUET, en tant que qu’adhérente volontaire à nos réflexions, prières et méditations, mais aussi au cours de retraites spirituelles, qui m’ont permis d’être au cœur de cette famille, et donc de pouvoir témoigner de leur dynamique.

Je n’ai jamais été témoin de maltraitances quelconques exercées par les membres de la famille sur les enfants, en particulier par Olivier JACQUET, qui est, en ce moment, la cible de diffamations.

Professionnellement, je suis en charge d’un public fragile sur tous les plans : familial, social, psychologique, judiciaire… J’ai pu malheureusement approcher la maltraitance et ses conséquences fatales, et je sais la reconnaitre. Cette affirmation fait-elle de moi une personne arrogante ? Je ne crois pas, c’est juste un fait que j’énonce. J’ai eu en charge des femmes battues, des jeunes ayant subies toutes sortes de sévices physiques et moraux. J’ai côtoyé la violence, d’encore plus près lorsque j’étais intervenante au centre pénitentiaire de Gradignan. Je pourrais écrire des pages sur mon expérience professionnelle, mais ce n’est pas le sujet.

Ce qui me parait violent aujourd’hui, ce sont les accusations prononcées à l’encontre d’Olivier et André JACQUET. Ce qui me parait violent c’est la façon dont cette « enquête » a été menée. Ce qui me parait violent, c’est de ne pas permettre à un citoyen de prendre connaissance des faits qu’on lui reproche et de le condamner sans lui donner la possibilité et le droit de se défendre.

En tant que mère, j’ai dû faire face, avec mon conjoint, aux turbulences et désobéissances de nos enfants. Nous avons « distribué », quand il était nécessaire, des fessées et punitions, pas par plaisir, mais parce qu’il le fallait. Toutes les autres options à notre disposition, en tant qu’éducateur, avaient échouées à ce moment-là.

Un parent maltraitant frappe son enfant par plaisir, par sadisme, par déséquilibre psychologique, parce qu’il a lui-même subi toutes sortes de déviance, que sais-je… On ne peut pas mettre dans ces cases Olivier JACQUET.

Je reviens sur mon activité professionnelle : parmi les jeunes que j’accompagne (16-25 ans), il existe tous les cas de figure. Les deux qui reviennent le plus souvent sont : l’enfant maltraité, et l’enfant à qui tout est permis, car il n’a jamais connu de limites, de repères. Ce sont souvent ces derniers que je retrouvais au centre pénitencier de Gradignan, envoyés dans ce lieu sinistre par leurs juges.

Alors on fait quoi ? On laisse l’enfant roi grandir dans la toute-puissance, avec le risque pour certains de finir en prison, arrêtés par la police et la justice, parce que on a dépossédé leurs parents de leur autorité ? Ou bien on laisse les parents responsables de leur rigueur et miséricorde, sanction et amour à l’égard de leurs enfants ?

Pour conclure, je voudrais dire que mes activités au sein du groupe de l’association GIROLLE, animé par André JACQUET, ont été source pour moi d’éveil, de joie, de dépassement, de connaissance de soi, de résolution de mes conflits intérieurs aussi, et j’y ai reçu beaucoup de Bienveillance, d’Amour, de Sagesse et un accompagnement libre et désintéressé.

Dominique CALLEAU