Lettre ouverte de Sylvie Delanne

Je soussignée, Sylvie DELANNE, ancienne secrétaire de mairie de SALIGNAC de 1979 à 1994, ayant poursuivi ma carrière jusqu’à son terme toujours en collectivités territoriales, après avoir pris connaissance des faits reprochés à Olivier JACQUET et par extension à son père Jean André JACQUET, déclare leur apporter un soutien plein et entier.

 Une décision judiciaire d’éloignement de 3 enfants de leur famille paternelle pour des motifs suspicieux non démontrés, en l’absence de toute enquête aboutie, tient de l’arbitraire et portera certainement des préjudices considérables à l’intégrité psychologique de ces trois enfants.

Une seule chose est sûre dans cette histoire c’est qu’ils garderont des traces irrémédiables de culpabilité d’avoir été la cause de la mise en examen de leurs père et grand-père.

 La famille JACQUET est installée depuis 39 ans sur la commune de SALIGNAC et est honorablement connue.

Je peux en témoigner ayant été 15 ans secrétaire de Mairie à SALIGNAC alors que les enfants Olivier et Philippe étaient scolarisés à l’école communale, que Monsieur JACQUET était installé en tant que psychologue, psychanalyste, que son épouse était travailleuse familiale et très intégrée dans le village.

 Le groupe GIROLLE, s’il a suscité de nombreuses interrogations n’a jamais été l’objet d’aucune plainte ni désordre et ce n’est certainement pas faute d’avoir été surveillé par les RG.

La démarche spirituelle initiée par l’association GIROLLE, le groupe de pensée qui s’est constitué autour n’a jamais utilisé le moindre prosélytisme auprès de la population locale et j’ai même envie de dire que c’est peut-être regrettable au regard du puissant mouvement autour de la consommation outrancière qui a détruit tant de foyers dans ce village par rejet de toute réflexion spirituelle.

 Le docteur Philippe JACQUET, oncle des enfants, est très aimé de toute sa patientèle car, certainement grâce à l’éducation qu’il a reçu de ses parents, il développe une empathie, une écoute et une humanité, qualités qui malheureusement deviennent rares de nos jours. Le village peut s’enorgueillir qu’un de ses enfants ait choisi d’y professer ce métier difficile.

 Ce qui se produit actuellement est une catastrophe pour cette famille.

Cette grève de la faim des grands-parents aura des conséquences peut-être très graves, elle témoigne déjà de la souffrance infligée aux proches par l’emballement inconsidéré de la machine de « protection de l’enfance » qui une fois de plus s’est prononcée avant toute enquête sérieuse et approfondie et dans le mépris total de l’environnement des enfants (comme dans beaucoup de cas d’ailleurs).

 Chaque famille est en droit et a le devoir de choisir une voie pour ses enfants, un système d’éducation, des repères moraux et spirituels.

Aller au catéchisme, faire sa prière en famille, partager des valeurs spirituelles et recevoir des taloches quand nécessaire est encore une chance dans cette société gangrénée par le matérialisme et la solitude, par le culte de l’enfant-roi si mal aimé.

 Je souhaite beaucoup de courage aux parents et grands-parents et leur demande dans cette grève de la faim de faire aussi très attention aux enfants.

J’espère que la Justice s’exercera très vite afin de démontrer qu’il n’y a aucune maltraitance de la part de la famille.

 Fait à Salignac le 20/02/2018

Sylvie Delanne