Lettre ouverte de Simone Duvert

Membre de l’association et du groupe spirituel GIROLLE, j’ai pu suivre les tribulations subies par Olivier JACQUET, séparé brusquement de ses 3 enfants suite au signalement de violence parentale déposé par la directrice de leur école à la suite de propos rapportés par d’autres parents et attribués aux enfants au moment de la séparation de Claire et Olivier.

De surcroit selon la juge s’adressant aux enfants, leur père appartiendrait à une « secte ».

Tout cela sans contacter directement l’intéressé ni le responsable du groupe spirituel dont la gestion administrative et comptable s’opère en totale transparence.

Ces évènements me renvoient au mois d’avril 1994 quand je pris la décision d’être membre du Groupe GIROLLE afin de suivre la démarche spirituelle répondant à mes aspirations.

Je mesurais la chance que j’avais dans notre république dont les textes fondamentaux affirment l’égalité des citoyens et leur protection dans l’exercice de leurs droits civiques, religieux ou spirituels et la transmission de ces valeurs à leurs enfants :

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (intégrée à la constitution de 1958) :

Art. 10 – Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 :

Art. 7 – Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Art. 18 – Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Art. 20 – 1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.

Art. 26 – 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

Art. 30 – Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

La constitution de la 5e République française de 1958 :

Art. premier : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.

Faut-il alors rechercher l’intrus dans le tableau des tribulations vécues par la famille d’Olivier JACQUET ? Elles témoignent en effet d’un arbitraire absolu interprétant fallacieusement (en les sortant de leur contexte réel) les propos des enfants interrogés de manière préconçue. La juge des enfants ne leur a-t-elle pas déclaré (avant d’avoir entendu leur père) qu’ils ne retourneraient pas dans la « secte » ?

Dans l’Histoire des nations nous retrouvons ces pratiques de déstructuration de familles par l’instrumentalisation des jeunes enfants utilisés à leur insu ou malgré eux pour dénoncer leurs parents et les condamner…

Ce tableau semble irréel. Je souhaite qu’il le soit et que Claire et Olivier retrouvent la garde alternée organisée par eux-mêmes avant qu’il ne soit trop tard pour réparer les graves conséquences de la séparation des enfants d’avec leur père et des accusations infondées dont il a été l’objet.