Lettre ouverte de Myriam Mariné

À toute autorité concernée

Madame, Monsieur,

Je suis Myriam Mariné, 71 ans, demeurant 13 chemin de Cantelaudette, 33360 Latresne.

Je suis extrêmement peinée et affligée de tout ce qui se passe autour de la Famille JACQUET qui ne mérite en aucun cas le procès qui lui est fait.

Je fréquente ce Groupe Spirituel depuis 35 ans et j’ai vraiment honte qu’un juge se permette de le qualifier de secte, mais peut-être pensez-vous la même chose ?

Quelles sont vos observations objectives ?

Et j’ai surtout honte que l’Éducation Nationale, la Gendarmerie et le Système Judiciaire, sous couvert de leurs pouvoirs, se comportent de manière IGNOMINIEUSE à l’égard d’Olivier Jacquet et de toute sa famille.

Qu’ont-ils fait de si répréhensible ?

J’engage ma responsabilité personnelle – sans la protection d’une institution qui se permet de démolir sans vergogne – et je vous apporte MA VÉRITÉ.

En quoi le fait de fréquenter le Groupe Spirituel Girolle représente-t-il un danger pour notre société si bien-pensante ?

En quoi mon engagement dans ce Groupe Spirituel permettrait à quelqu’un de dire que je subis une manipulation mentale ? Ne subissons-nous pas quotidiennement, nos enfants y compris, une atteinte mentale en ouvrant le journal, en allumant la TV, en subissant des appels intempestifs de notre société de consommation, en écoutant notre classe politique ou journalistique défendre ses points de vue… pas toujours très objectifs… sans que cela semble vous poser problème…

Depuis 40 ans je suis agréée par les services PMI me permettant d’accueillir les enfants à mon domicile ; cet agrément était régulièrement réévalué et renouvelé alors que chaque famille connaissait mon orientation spirituelle personnelle sans que cela leur pose un problème existentiel.

Tous mes engagements ont toujours été en adéquation avec mon engagement spirituel.

Comment aurait-il pu en être autrement ?

Et en quoi la fréquentation de ce Groupe Spirituel était-il ou est-il encore de nos jours préjudiciables à toutes mes activités professionnelles et familiales et sociales ?

Qui peut dire ou juger si nos pratiques sont « extrêmement contraignantes » et pourquoi chacun de nous ne peut-il décider en son âme et conscience l’orientation de sa vie ? Qui peut l’en empêcher ?

Comment peut-on affirmer que le mode de vie de notre Groupe représente un danger ?

Mais qui peut dans l’anonymat de sa fonction se permettre de tels jugements ?

Dans L’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 il est dit que :

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi »

Je ne ressens aucune culpabilité, aucune inquiétude à partager les dignes valeurs de ce Groupe Spirituel car tous mes engagements ont toujours été respectés.

J’ai ma conscience tranquille et rien ne peut m’être reproché.

Ayant mon domicile à Latresne, que je rejoins au sein de ma famille, après chacune de nos rencontres, je peux affirmer que je n’ai jamais vécu dans la « Secte » Girolle et que celui qui exprime une telle pensée prouve la véracité de ses dires, que ce soit la Directrice de l’Ecole, les Services de la Gendarmerie ou encore le Système Judiciaire.

Le domicile personnel et intergénérationnel de la Famille Jacquet leur appartient et chaque membre du Groupe (hors famille) rentre chez lui à la fin de notre rencontre.

Ce pouvoir de nuisance, que de telles « personnalités publiques » mettent en place sous couvert d’un système qui les protège et qui se permettent de juger sans fondement, est tout simplement inadmissible.

Il est fort probable que notre groupe soit sur écoute…

Quelles en sont les raisons ?

En 40 ans de vie professionnelle et en ma présence, combien d’enfants ont régulièrement reçu des gifles ou des fessées par leurs parents excédés par des comportements d’enfants-rois capricieux sans que j’y trouve quoi que ce soit à redire, sans que j’en saisisse une quelconque institution. La relation parent-enfant doit être respectée mais qui peut dire s’il y a dérive ou simplement nécessité éducative, surtout lorsque ces enfants ont des parents bienveillants.

Chaque parent aurait-il besoin d’un coach institutionnel afin de l’accompagner dans son éducation à l’enfant ? Infantilisation ou responsabilité ?

En revanche, un éducateur zélé serait vraisemblablement indispensable auprès de chaque maître d’école afin d’analyser finement la ou les difficultés que chaque enfant exprime dans un moment qui lui paraît difficilement compréhensible, surtout lors d’une séparation parentale.

J’ai dans mon parcours familial et professionnel rencontré des difficultés avec des enfants présentant des comportements quelque peu déviants lors de la séparation de leurs parents. Aurais-je dû prévenir nos services sociaux si enclins à tout démolir par un jugement extérieur ?

L’Administration aurait-elle dû se substituer à nos intelligences respectives ? (Ma réponse est dans la question…)

Et actuellement face au constat du comportement des enfants au cœur de l’école et à l’extérieur, nous pouvons nous poser beaucoup de questions quant aux pouvoirs des enseignants qui peuvent être plus enclins à l’incompréhension, à la démission, au jugement, à la dénonciation… Mais personne n’est parfait !

Enfin, chaque parent n’est-il pas responsable de l’éducation qu’il souhaite transmettre à son enfant : activités physiques, sportives, manuelles, intellectuelles, philosophiques… ?

Et qui peut dire dans notre société bancale si le choix de l’un est supérieur à l’autre… ?

Chacun semble-t-il détermine ses choix pour ses enfants en fonction de ce qu’il est, de son éducation, de sa culture ou simplement de ses désirs mais peut-être qu’un coach institutionnel serait-il aussi nécessaire puisque certains choix éducatifs ne sont pas acceptables au regard de l’institution qui juge tout négativement.

Vous avez certainement reçu l’information que :

  • Mr André Jacquet,
  • Mr Olivier Jacquet,
  • Mme Annie Labroille

ont commencé une grève de la faim jeudi 15/02/2018.

Il me semble utile de les rejoindre rapidement afin de les soutenir dans leur décision et de faire cesser ce qui me semble être une véritable mascarade si ce n’est une triste constatation de la destructuration de toute une famille.

C’est une véritable honte qu’il soit nécessaire de devoir s’imposer une telle privation malgré nos états de santé précaires, toutefois une telle absence d’humanité et de manipulation m’affligent et me renforcent – au grand désespoir de ma famille – de prendre part à cette décision indispensable.

Je prends la responsabilité de mon engagement.

Repose sur tout le système d’État, que vous représentez aux yeux des citoyens, la responsabilité d’avoir accepté ce tissu de calomnies.

Je me tiens à votre disposition.

Myriam Mariné

 

Une copie de ce courrier sera transmise à :

  • Mr le Maire de Salignac
  • la Gendarmerie de Bouliac
  • Mme la Directrice de l’École de Salignac
  • Mr le Président du Conseil Départemental