Lettre ouverte de Marie-Jo Harribey

Je m’appelle Marie-José HARRIBEY, j’ai 65 ans, je suis mariée avec Jean-Daniel, nous avons une fille.

Jean-Daniel et moi sommes membres de l’association GIROLLE et de son groupe spirituel depuis 1990.

Depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, j’ai vu entrer et partir librement du groupe de nombreux membres en recherche. Beaucoup sont partis après quelques mois ou années et nous sommes quelques-uns à avoir continué cette démarche.

J’ai moi-même décidé de quitter ce groupe en 2002 pour vivre des désirs incompatibles avec une démarche spirituelle. Je n’ai plus eu alors aucun contact avec l’association GIROLLE ni son fondateur André Jacquet.

En 2008 j’ai souhaité reprendre cette démarche et repris contact avec André Jacquet qui a accepté, après un temps de probation, de me réintégrer dans le groupe.

Lorsque je suis partie en retraite, en 2012, je suis venue pendant trois ans tous les lundis passer une journée entière (de 8h à 20h) consacrée à la spiritualité au sein de la famille Jacquet. La journée était rythmée par les trois méditations quotidiennes, entre lesquelles je me consacrais, à ma guise, à des lectures ou recherches diverses en rapport avec l’enseignement des grands maîtres spirituels. Je partageais à midi le repas avec la famille Jacquet et les trois enfants lorsqu’ils étaient en vacances.

Depuis trois ans nous nous sommes installés à Salignac car nous souhaitions nous investir davantage dans notre démarche spirituelle en participant à toutes les activités de GIROLLE.

Pourquoi suis-je dans ce groupe ?

Parce que y sont abordées toutes les questions que je me posais depuis l’enfance sur le sens de la vie :

– quelle est l’origine de notre monde et sa raison d’être ?

– la vie se limite-t-elle à ce qui est visible ?

– qui suis-je réellement ?

– pourquoi les êtres sont-ils à la fois différents et semblables fondamentalement ?

– qu’est-ce qui explique le miracle et la beauté de la nature ?

– qu’est-ce que la mort ?

– qu’y a-t-il à comprendre à travers les conflits et difficultés de la vie ?

Etc…

Les réflexions dans le groupe, l’étude des enseignements des grands êtres et l’analyse individuelle me permettent d’élargir ma conscience en cherchant la Vérité en toute chose. Rien ne m’est imposé, j’étudie chaque hypothèse, j’expérimente et me fie à ce que mon intelligence valide ou non.

L’enseignement catholique que j’ai suivi dans mon enfance ne m’avait pas « accrochée », j’étais restée interrogative… Aujourd’hui, à partir d’un enseignement large et scientifique, qui inclut l’étude de la vie du Christ et des évangiles, j’ajoute progressivement des pièces au mystérieux puzzle que représente pour moi la connaissance de la vie. Conformément à ce que je pressentais, ce puzzle est gigantesque car la vie ne se limite pas au monde visible, comme en témoignent, par exemple, les nombreux témoignages de N.D.E. (expérience de mort imminente).

Embourbée dans une recherche insatiable de satisfactions de ses désirs, notre humanité est en souffrance. Mais ne vit-elle pas comme des voyageurs d’un train en marche vers une destination inconnue ?

Les bienfaits du travail d’analyse avec André Jacquet

Comme beaucoup de couples à l’heure actuelle, le mien a été au bord de la rupture. Il serait aujourd’hui détruit sans le travail d’analyse réalisé avec André Jacquet qui est un fervent défenseur du caractère sacré de l’engagement dans le mariage. Par sa connaissance de la nature humaine et des mécanismes humains, il nous a permis de mieux nous connaitre, de sortir de la guerre des sexes et d’apprendre à nous aimer, en acceptant nos imperfections dans la compréhension et le pardon.

Il a également été d’un grand secours pour notre fille qui a pâti de nos problèmes de couple. Son adolescence fut très difficile et aurait pu sérieusement compromettre sa vie d’adulte. L’analyse avec André lui a permis de sortir de ce passage difficile. Elle n’a jamais été membre du groupe.

Les soupçons qui pèsent sur André sont terriblement injustes ! Totalement exempt de désirs personnels, cet être consacre depuis longtemps sa vie au service de la souffrance humaine. Sa sagesse et sa bienveillance inébranlables sont riches d’enseignement. De tels êtres sont tellement rares sur notre terre qu’ils suscitent immédiatement la suspicion. Pourtant, seule la spiritualité pourra sauver les hommes. André Malraux l’avait bien compris, qui disait :

« Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas ! »

« L’homme ne devient homme que dans la poursuite de sa voie la plus haute. »

Mon vécu au sein de la famille Jacquet

De mes journées passées au sein de la famille Jacquet, je peux témoigner de l’ambiance joyeuse et bienveillante qui y règne. Cette atmosphère chaleureuse repose sur des règles de vie basées sur des valeurs d’Amour, de partage, de respect, de solidarité. André et son épouse forment un couple uni, aimant et complémentaire. La notion de service est très présente. Leurs fils, Philippe et Olivier, éprouvent pour eux, de toute évidence, reconnaissance, amour et respect. On perçoit simplicité et grandeur d’âme dans cette famille où chacun s’efforce de maintenir hauteur de vue, paix et harmonie.

Les trois enfants, Isabelle, Gabriel et Mickaël étaient pleins de joie et d’affection envers leurs parents et grands-parents. Ils bénéficiaient au sein de cette famille d’une attention exemplaire face à leurs besoins matériels, affectifs, psychologiques et éducatifs. Ils étaient intégrés dans toutes les activités de la famille, on ne cherchait pas à se débarrasser d’eux pour être tranquille comme c’est le cas dans de nombreux foyers. Le monde des adultes qui les entourait était un monde ouvert, disponible, totalement à leur service pour qu’ils puissent se construire dans la droiture, le respect des autres et apprendre à acquérir de belles vertus.

Manifestement, Ils se sentaient inclus, aimés, écoutés, pris en considération dans chacun de leurs questionnements. Leurs parents venaient les chercher ensemble le soir à l’école : n’est-ce pas une marque d’intérêt pour des enfants que les deux parents soient là à la sortie de l’école ? (Je me souviens encore des très rares fois où mon père est venu me chercher à l’école, la joie que j’éprouvais est restée gravée dans ma mémoire !)

Par contre les trois enfants n’avaient pas accès aux activités du groupe. Ils participaient seulement aux activités annexes, avec la famille et les membres voisins :

        1/4 d’heure de méditation (pour eux ils s’agissait de lectures spirituelles destinées aux enfants) le soir avant le repas en période scolaire et également le midi lorsqu’ils étaient en vacances ou en week-end.

        Chants religieux le soir avant le coucher : au début ils chantaient à tue-tête puis progressivement, lorsque les difficultés parentales ont commencé, les jumeaux sont devenus rétifs. Leurs parents se relayaient alors pour écourter leur temps de participation.

Si Isabelle est une enfant enjouée, volontaire, posée, affectueuse, Gabriel et Mickael, également affectueux, joyeux, et volontaires, sont toutefois très turbulents et difficiles à gérer. Ils requièrent une attention permanente et de fréquentes corrections de leurs comportements.

L’éducation des enfants

Leur éducation était assurée par leurs deux parents, Claire et Olivier, chacun assumant les tâches propres à sa fonction. Tous deux assuraient un suivi et intervenaient lorsqu’il fallait sanctionner un comportement préjudiciable. La famille n’interférait pas, André n’intervenait jamais et les laissait maitres en chaque situation.

Accuser Olivier de maltraitance relève d’une grande injustice. C’est un père impliqué, ferme et exigeant certes, mais juste et aimant. Il prend à cœur son rôle d’éducateur, conscient de la nécessité de les inciter à corriger tous travers susceptibles de générer des difficultés relationnelles et de poser problème à la société. N’est-il pas plus facile de privilégier son confort personnel (à court terme !) en laissant l’enfant se confronter tout seul au monde qui l’entoure ?

J’ai moi-même reçu une éducation permissive et je peux témoigner de la véracité de la conclusion d’André Jacquet à la fin d’une séance d’analyse individuelle :

« Lorsque l’enfant n’a pas été éduqué, c’est l’adulte qui trinque ! »

Olivier Jacquet applique pour ses enfants les principes éducatifs qu’il a reçus dans son enfance. N’est-il pas légitime de vouloir reproduire ce que l’on a expérimenté soi-même et qui a porté ses fruits ? La tâche est manifestement plus dure face à des jumeaux pleins d’énergie et de malice et, qui plus est, se renforcent mutuellement. Provocateurs, ils cherchent en permanence les limites. Force, fermeté et solidité sont indispensables pour parvenir à les cadrer. Ils sont épuisants, comment ne pas comprendre qu’à bout d’arguments, l’éducateur en vienne à une correction physique !

J’ai assisté à des corrections physiques (sans aucune gravité), données par leur père, et pu constater qu’elles étaient vite oubliées : dans les cinq minutes qui suivaient, ils étaient à nouveau joyeux et tournés vers de nouvelles activités.

Sur le plan alimentaire, ces enfants étaient tenus de manger de tout. Ce principe éducatif a une portée à la fois directe et indirecte.

Outre la préservation de l’équilibre alimentaire, il s’agit aussi de redresser la tendance naturelle de tout être humain à être dans le « j’aime… je n’aime pas ». Une quantité minime est proposée, mais si l’enfant refuse et recrache, l’éducateur doit-il abdiquer ?

En autorisant l’enfant à rejeter ce qui ne lui plait pas dans le repas familial, ne l’autorise-t-on pas, de manière plus large, à se différencier et développer progressivement égoïsme, séparatisme, individualisme ? Toutes ces caractéristiques qui nuisent tellement au bon fonctionnement de notre société aujourd’hui !

De l’évolution de notre Société

Il est vrai que cette éducation ne correspond pas à l’évolution de la société qui est devenue très permissive jusqu’à faire de chaque enfant un enfant-roi. Aujourd’hui, lorsque des enfants sortent d’un milieu familial qui les cadre dans tous leurs débordements, ils ne rencontrent pas à l’extérieur, et notamment dans le milieu scolaire, les mêmes exigences de comportement.

Gabriel et Mickaël se comportent à l’extérieur comme à la maison, cherchant en permanence les limites et peu sensibles aux réprimandes ou menaces. Sans doute cette pseudo-liberté leur permet-elle de dépasser les limites qu’ils ne peuvent franchir à la maison ?

Aujourd’hui, les enseignants ont les plus grandes difficultés à se faire respecter et faire respecter l’ordre. Ils déplorent la démission d’un grand nombre de parents qui viennent protester et défendre leurs enfants réprimandés… en revanche, ils signalent à la gendarmerie les parents qui sévissent après avoir été informés du mauvais comportement de leurs enfants…

Quelle autorité peut avoir à présent leur mère ? Va-t-elle parvenir à les canaliser par la douceur et le raisonnement ?

Hormis certains cas de véritable maltraitance, les adultes d’aujourd’hui ont, pour la plupart dans leur enfance essuyé quelques châtiments corporels sans en être traumatisés. J’ai moi aussi reçu des corrections physiques bien méritées parce que j’avais dépassé les limites. N’assistons-nous pas à une dérive de notre société ? Que vont devenir ces enfants qui n’hésitent pas aujourd’hui à menacer leurs parents d’aller se plaindre auprès des gendarmes s’ils s’estiment maltraités ? Leur confiance envers leurs parents n’est-elle pas compromise, avec toutes les conséquences qui en découlent ?

Je suis une femme et ne peux que reconnaître là le caractère purement féminin, voire féministe, de cette conception de l’éducation des enfants. Le féminin est protecteur, il apparente la rigueur du masculin à de la brutalité.

Si les pères sont désormais soumis à cette conception et perdent leur autorité spécifique, si les enfants jouissent d’une liberté de plus en plus grande aussi bien à l’école qu’à la maison, quelle sera leur confrontation à la société ? Les gendarmes, la police, la justice devront-ils prendre le relai des parents ? Il semblerait que ce soit déjà le cas aujourd’hui puisque le père des enfants, Olivier Jacquet, sans avoir été informé et auditionné, a été traité d’emblée comme un coupable et accusé par la juge sur la base des déclarations des gendarmes.

GIROLLE est-elle une secte ?

L’emballement des autorités suite au signalement de la directrice de l’école de Salignac laisse à penser que les accusations de maltraitance qui pèsent sur Olivier Jacquet ont été un prétexte pour mettre en cause notre groupe en vue d’une enquête pénale.

Tout ce qui concerne notre association, son fonctionnement, ses activités, est décrit sur le site. Notre transparence est totale. Nous déplorons que personne, à ce jour, ne se soit déplacé pour visiter, poser des questions afin d’acquérir une vue complète et objective de ce que nous sommes.

Puisse notre demande être entendue et la vérité clairement mise à jour…