Nouvelles du 6 juillet 2019

Mercredi 19 juin 2019

À 10h15, la juge des enfants nous reçoit, parents, enfants, avocats, administrateur ad’hoc des enfants et éducatrice spécialisée en charge de l’AEMO (mesure judicaire d’aide éducative), qui nous a rendu visite depuis le mois de septembre 2018 au moins une fois par mois.

Nous avons été convoqués de manière anticipée par la juge, suite au rapport que l’éducatrice spécialisée lui a envoyé en avril 2019, en avance sur le terme fixé par la juge. En effet, au bout de quelques visites, l’éducatrice nous a indiqué qu’elle ne voyait pas l’utilité de ses visites, si bien qu’elle a décidé, en concertation avec ses collègues, de rédiger un rapport très positif sur la situation familiale.

L’audience sera assez rapide. Chacun aura l’occasion de s’exprimer. La juge me demandera si je donnais toujours des travaux longs et pénibles (sous-entendu les « planches ») aux enfants quand ces derniers se comportaient mal ; je lui répondrai que ce n’était plus moi mais l’école qui s’en chargeait, faisant allusion aux punitions que l’un de mes fils avait eu tout récemment (consistant à copier 25 fois une même phrase)… Ce à quoi la juge me renverra que je ne semblais pas bien comprendre…

En définitive, la juge des enfants annoncera la fin de la mesure éducative et la clôture du dossier.

En définitive, la juge des enfants décidera la fin de la mesure éducative et la clôture du dossier déclenché par le signalement effectué par la directrice de l’école en décembre 2017.

Cette décision vient seulement conclure l’un des deux pans de nos difficultés. En effet, nous sommes sans nouvelles de l’enquête menée par la gendarmerie sur le groupe GIROLLE. Nous ignorons si l’enquête se poursuit encore ou si les conclusions ont déjà été transmises au Procureur et ce que ce dernier décidera. Notre dernier contact avec la gendarme en charge de l’enquête date du 7 avril 2019, pour récupérer les matériels informatiques saisis lors de la perquisition du 13 juin 2018. Tous les autres biens saisis, notamment des éléments rituéliques et des documents administratifs, sont encore sous séquestre.

Épilogue de la mise en cause d’un père

Jusqu’où peut-on tolérer une telle ingérence dans la vie des familles ?

Qu’est-ce que la justice souhaitait-elle contrôler ? Que pouvait-elle contrôler véritablement ?

Que les parents apportent tous les soins à leurs enfants ? Qu’ils n’exercent pas trop de contraintes sur les enfants ? Que les enfants ne sont pas en danger ?

Qui définit la notion de contrainte excessive et de mise en danger ? Notamment dans le domaine psychologique et spirituel ? Qu’est-ce qui inquiète à ce point la société et la justice ? Comment penser que la prière, la méditation ou les réflexions philosophiques seraient plus dangereuses que toutes les sollicitations difficilement contrôlables auxquelles les jeunes sont exposés ? Sous couvert de la défense de la « sacrosainte » liberté, le projet sous-jacent – que la plupart des acteurs de la société mettent en œuvre inconsciemment – est-il de conditionner et d’abrutir les nouvelles générations en les incitant à satisfaire les désirs les plus bas, afin qu’elles soient incapables d’exercer leur véritable liberté de penser et de remettre en question un système qui cherche en réalité à les asservir ?

Nouvelles du 15 avril 2019

Dimanche 7 avril 2019, tout le matériel informatique (ordinateurs, téléphones, tablettes, clés USB), saisi lors de la perquisition du 13 juin 2018, a enfin été restitué par les gendarmes.

En revanche, tous les autres biens saisis, notamment des éléments rituéliques et des documents administratifs, sont encore sous séquestre.

La gendarme en charge de l’enquête n’a donné aucune indication sur l’issue de l’affaire.

Après examen de différents ordinateurs, il semble que certains dossiers aient disparu. Ont-ils été délibérément retirés ? Ces dossiers présentent-ils un intérêt du point de vue de l’enquête sur le plan financier ?

Nouvelles du 14 décembre 2018

Entre le 28 novembre et le 13 décembre 2018, les sept membres du groupe GIROLLE qui avaient été placés en garde à vue le 13 juin dernier, ont passé un entretien avec un expert psychologue désigné par le Procureur de la République. L’expert estime qu’il aura rendu son rapport avant la fin du mois de janvier 2019.

Depuis la garde à vue, les gendarmes ont continué d’auditionner de nouvelles personnes, parmi lesquelles des membres du groupe GIROLLE.

La demande de restitution des matériels saisis lors de la perquisition du 13 juin dernier, transmise par l’intermédiaire des avocats, est toujours sans réponse.

Nouvelles du 25 juillet 2018

Lundi 23 juillet 2018

À 10h30, la juge des enfants nous reçoit, parents, enfants, avocats, administrateur ad’hoc des enfants et éducatrice spécialisée en charge de l’enquête sociale. Les expertises demandées par la juge lors de l’audience du 14 février (psychiatrique, psychologue, enquête sociale) ont toutes été effectuées. À l’exception de l’expertise psychiatrique qui tend à m’accabler (sans surprise, étant donné la manière dont s’était déroulé l’entretien d’à peine un peu plus d’une heure avec le psychiatre, qui avait devant les yeux le descriptif très caricatural de notre situation dressé par la juge), les autres expertises, beaucoup plus fouillées (sur plusieurs entretiens), sont plutôt positives.

La juge donnera la parole à chacun lors de l’audience. Il ressortira que mon attitude aura évolué lors de cette période. Mon avocat, lui, osera avancer le fait que c’est le regard porté sur notre situation qui a évolué et que c’est seulement parce que l’association GIROLLE était suspectée d’être une secte qu’une telle ampleur a été donnée à cette affaire. Ces propos ne manqueront pas de susciter une vive réaction de la juge, qui se défendra d’avoir à aucun moment parlé de secte. D’ailleurs, dira-t-elle, rien ne démontre que l’association en soit une (a-t-elle des informations sur l’état de l’enquête concernant le groupe ?) ; pourtant, selon les dires des enfants, elle leur avait dit lors de l’audience du mois de février qu’elle ne les laisserait pas retourner dans « cette secte »… Bien entendu, les enfants n’oseront pas contredire une telle affirmation de la juge.

Malgré ce moment de tension, devant le constat des experts que la séparation des enfants de leur père n’avait pas été bénéfique à ces derniers, la juge annoncera la levée du placement des enfants chez leur mère et la mise en place d’une AEMO (mesure judicaire d’aide éducative) – comme suggéré par l’association en charge de l’enquête sociale – pour une durée d’un an, permettant à des éducateurs d’intervenir régulièrement au domicile, afin d’apporter à la fois une aide mais aussi, je suppose, de faire des rapports à la juge…

Les enfants sont donc à nouveau libres de pouvoir revenir à mon domicile et d’y voir toute leur famille ! C’est la bonne nouvelle que nous n’osions espérer aussi vite.

Cette heureuse décision de la juge des enfants est-elle le signe que tout est sur le point de rentrer dans l’ordre, après l’emballement des derniers mois ? Nous l’espérons !

Du signalement visant un père à la mise en cause directe d’un groupe spirituel, le cap est désormais bel et bien franchi

Depuis les derniers évènements des 13 et 14 juin 2018 :

  • perquisition du siège de l’association GIROLLE, des domiciles de la famille JACQUET, du président et du trésorier de l’association,
  • mise en garde à vue de sept membres de l’association,

nous avons la confirmation que le signalement de la directrice de l’école est intimement lié à une enquête sur le groupe GIROLLE, dont on apprend par une journaliste qu’elle a été déclenchée par une dénonciation à la fin de l’année 2015. Y aurait-il eu signalement sans cette enquête ? La directrice dit elle-même que ce sont les gendarmes qui lui ont demandé de faire le signalement…

Nous savions qu’il était nécessaire de blanchir le groupe pour que le père mis en cause puisse retrouver la garde normale de ses enfants. Nous y sommes d’autant plus contraints que le groupe est maintenant directement attaqué.

Au vu :

  • des articles du code pénal invoqués :
    • article 223-15-2 sur l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse, pour les sept gardés à vue,
    • article 324-1 sur le blanchiment, uniquement pour le responsable du groupe André JACQUET,
  • des questions posées lors des auditions,

on cherche à montrer que :

  • le responsable du groupe, ainsi que ses proches, seraient coupables d’exercer une emprise psychologique sur les membres,
  • il y aurait des déviances dans le domaine sexuel,
  • il y aurait des flux financiers anormaux.

27 juin 2018
le groupe GIROLLE

Nouvelles du 27 juin 2018

Mercredi 23 mai 2018

À 9h, nous nous présentons à la cour d’appel des mineurs pour obtenir la réformation du droit de visite défini par la juge des enfants dans son ordonnance du 14 février. La cour d’appel est dirigée par une présidente. Le ministère public est représenté par une avocate générale. Sont présents mon épouse et son avocate, les enfants (nous avons emmené les garçons même s’ils n’étaient pas convoqués au cas où leur présence serait finalement acceptée), l’administrateur ad’hoc et leur avocate, moi-même et mon avocat. Finalement, ma fille qui était convoquée ne sera pas invitée à rester par la présidente, celle-ci prétextant que mon avocat avait modifié ses conclusions et que de ce fait la présence de ma fille n’était plus nécessaire. Or en réalité, mon avocat n’avait nullement changé ses conclusions : il demandait toujours à titre principal, le retour à une garde alternée des enfants comme ce qui avait été convenu lors de la séparation, et à titre secondaire un droit de visite des enfants chez mon épouse un samedi et un dimanche sur deux.

La présidente dressera le même tableau caricatural que celui entendu lors de la première audience. Bien évidemment, il nous sera impossible d’intervenir librement et de corriger quoi que ce soit à ce qui est dit. La présidente en revanche se permettra de donner ses propres opinions, de formuler des jugements de valeur, de nous dénigrer parce que nous prions (ce qui selon elle appartient à un autre siècle), de couper la parole aux avocats, de leur demander d’être rapide. Le fait que les enfants, via leur avocate, formulent ne pas être satisfaits de voir leur père dans un point-rencontre sera totalement dénigré. La présidente dira à ce titre que c’est le lot de milliers de familles et ira même jusqu’à demander ce qui ne leur plaisait pas, comme si elle ne pouvait pas accéder à une compréhension humaine. Ne pouvait-elle pas s’imaginer elle-même en tant que mère devant voir ses enfants dans un lieu neutre, aussi agréable soit-il, sans possibilité de sortie, pour un temps limité, une fois tous les quinze jours ?

La parole sera principalement donnée à mon épouse ainsi qu’à son avocate, qui vont malgré tout argumenter en faveur de ma demande. Mon temps de parole, lui, sera dérisoire. L’avocate générale me demandera si j’avais arrêté ma grève de la faim et pour quelle raison je l’avais faite. J’aurais simplement l’occasion d’expliquer qu’à l’issue de l’audience du 14 février, j’étais dépité de la description caricaturale de notre situation, du fait que je n’avais pas vraiment eu l’occasion de me défendre et d’être écouté, et que nous souhaitions protester contre le jugement qui me maintenait éloigné de mes enfants. Bien entendu, cela me vaudra les foudres de l’avocate générale et de la présidente qui estimeront qu’il s’agit d’un chantage inadmissible.

L’avocate générale estimera que le danger principal que les enfants encourent chez leur père est lié au devoir de loyauté envers le groupe que, selon elle, on exigerait d’eux. Elle estimera que le droit de visite chez la mère n’est pas judicieux car ce n’est pas à la mère à exercer un contrôle sur le père. Elle proposera cependant que les enfants aillent un weekend sur deux chez leur père car après tout, dira-t-elle, même les pères qui violent leurs enfants peuvent accueillir leurs enfants chez eux, signifiant par-là que je ne suis peut-être pas aussi dangereux que cela…

Le délibéré sera rendu le 20 juin.

À  16h, j’ai mon premier entretien avec l’experte psychologue, conformément à l’ordonnance de la juge des enfants.

L’avocat défendant l’association GIROLLE, Maitre Joseph, envoie une demande de droit de réponse à l’article paru le 26 février 2018 dans le journal Sud-Ouest. Le délai de prescription de 3 mois est donc respecté.

Lundi 4 juin 2018

J’envoie un mail à la journaliste de Sud-Ouest qui avait rédigé l’article du 26 février 2018, consacré à notre grève de la faim, pour savoir quelle suite ils comptent donner à notre demande de droit de réponse.

Jeudi 7 juin 2018

Visite à mon domicile de l’éducatrice spécialisée de l’AGEP, en charge de l’enquête sociale (MJIE). J’ai ainsi l’occasion de lui montrer les différents locaux bien distincts de l’association, de l’activité professionnelle de mon père, du lieu de vie de mes parents, du lieu de vie des enfants et de moi-même, du lieu de vie de mon frère, et l’espace extérieur.

Samedi 9 juin 2018

Le président de l’association GIROLLE envoie un courrier recommandé à Maitre Picotin pour lui demander d’insérer un droit de réponse sur son blog où il cite in extenso l’article du journal Sud-Ouest du 26 février 2018 dans une rubrique qu’il nomme Affaire GIROLLE… Est-il personnellement impliqué dans l’enquête pénale sur le groupe GIROLLE ?

Lundi 11 juin 2018

La journaliste de Sud-Ouest m’appelle suite au mail que je lui ai écrit une semaine avant, concernant notre demande de droit de réponse à l’article du 26 février 2018.

Elle m’indique que le service juridique n’a pas jugé recevable notre demande, peut-être pour une question de délai. Or nous avons bien respecté le délai maximum de 3 mois.

J’ai l’opportunité de formuler de vive voix les impressions laissées par son article :

  • une façon dénigrante de parler de moi ainsi que du groupe GIROLLE,
  • le fait de ne pas m’avoir appelé,
  • le fait de critiquer le lien que je faisais entre mon affaire familiale et le groupe GIROLLE, pourtant qualifié de secte par la juge des enfants elle-même,
  • le fait de donner la parole uniquement à ceux qui nous jugent ainsi, sans pourtant nous avoir jamais approché,
  • le fait de contacter, aussitôt qu’il pourrait y avoir une dérive sectaire, Maitre Picotin, sans faire un véritable effort journalistique d’enquête et sans remettre en question l’objectivité de cet avocat, spécialisé dans cette activité.

Elle a nié, sincèrement ou pas, toute volonté de dénigrement… Est-elle si peu consciente de la manière dont les écrits peuvent être perçus ? Les journalistes ne se rendent-ils pas compte de leur style souvent peu respectueux ?

Je lui indique que je ne souhaite pas faire l’objet d’une interview. Elle en a quand même profité pour me poser quelques questions, pour écrire un nouvel article ?

Mercredi 13 juin 2018

Seconde visite au domicile des enfants de l’éducatrice spécialisée de l’AGEP, en charge de l’enquête sociale (MJIE).

Mercredi 13 juin 2018 – Jeudi 14 juin 2018

La gendarmerie est venue à grand renfort de moyens au siège de l’association GIROLLE et au domicile respectif de la famille JACQUET, du président et du trésorier de l’association.

A cette occasion, sept membres de l’association ont été placés en garde à vue. Deux sont sortis en fin de journée, les cinq autres ont été gardés jusqu’au lendemain midi. Trois autres ont été auditionnés comme témoin.

Les lieux ont été perquisitionnés. Un grand nombre de matériels numériques (ordinateurs et téléphones mobiles) ont été saisis sur les trois sites de perquisition, ainsi que des documents (actes notariés, comptabilité, etc.).

Au vu des articles du code pénal invoqués (article 223-15-2 pour les sept gardés à vue et article 324-1 uniquement pour le responsable du groupe André JACQUET) et des questions posées lors des auditions, on cherche à montrer que le responsable du groupe, ainsi que ses proches, seraient coupables d’exercer une emprise psychologique sur les membres, qu’il y aurait des déviances dans le domaine sexuel et qu’il y aurait des flux financiers anormaux.

Article 223-15-2 du code pénal sur l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse :

« Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse soit d’un mineur, soit d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur, soit d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement, pour conduire ce mineur ou cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables.

Lorsque l’infraction est commise par le dirigeant de fait ou de droit d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 750 000 euros d’amende. »

Article 324-1 du code pénal sur le blanchiment :

« Le blanchiment est le fait de faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l’origine des biens ou des revenus de l’auteur d’un crime ou d’un délit ayant procuré à celui-ci un profit direct ou indirect.

Constitue également un blanchiment le fait d’apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d’un crime ou d’un délit.

Le blanchiment est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. »

Aucune mise en examen n’a été prononcée à l’issue des gardes à vue. Les personnes placées en garde à vue devront subir une expertise psychologique. Les matériels numériques saisis seront analysés afin de mettre en évidence d’éventuels éléments compromettants. A l’issue de ces investigations, de nouvelles auditions pourront suivre et en fin de compte le Vice Procureur décidera de la suite à donner à l’affaire.

Jeudi 14 juin 2018

Un article du journal Sud-Ouest est consacré aux derniers évènements.

Cette fois-ci l’article nous parait plus factuel que celui paru en février 2018 suite à notre grève de la faim.

Nous pouvons malgré tout faire les observations suivantes :

  • La journaliste s’est autorisée à citer certains propos qu’elle avait obtenus par téléphone le lundi 11 juin.
  • La journaliste commet une erreur lorsqu’elle écrit le groupe « revendique une trentaine d’adhérents ». Premièrement le groupe ne revendique rien. Deuxièmement le nombre de membres est surestimé : nous ne sommes qu’une quinzaine actuellement.
  • La journaliste n’a pas pu s’empêcher d’égratigner quelqu’un en désignant le responsable du groupe comme « le patriarche, le sachant ». D’où tire-t-elle ce vocabulaire ?
  • Enfin la journaliste indique que je n’ai pas donné suite à ses appels. Si elle a vraiment voulu me joindre le jour de la garde à vue, elle doit savoir que dans ces conditions, j’étais privé de tout moyen de communication et que les gendarmes ont saisi mon téléphone mobile lors de la perquisition.

Finalement la conclusion de l’article donne une partie du droit de réponse que notre avocat Maitre Joseph avait demandé.

On apprend par cet article que l’enquête fait suite à une dénonciation d’une proche de deux membres de l’association à la fin de l’année 2015. Comme le nombre de membres n’est pas très important, il ne nous est pas difficile de déduire de qui il s’agit. Cela confirme l’hypothèse que nous avions pu faire. Cette personne a régulièrement exprimé à ses proches que nous étions une secte. Elle n’a pourtant jamais eu à subir une quelconque pression de notre part. Elle a pu se plaindre de ne pas pouvoir avoir de relation avec sa mère notamment, pensant que leurs difficultés relationnelles résultaient d’une manipulation mentale de sa mère.

Vendredi 15 juin 2018

Un nouvel article du journal Sud-Ouest est consacré aux derniers évènements.

Mercredi 20 juin 2018

La cour d’appel a décidé de modifier mon droit de visite en accordant la possibilité de voir les enfants chez mon épouse un samedi et un dimanche sur deux de 10h à 17h.

Mercredi 27 juin 2018

Mon épouse, nos enfants et moi-même, sommes convoqués pour une audience chez la juge des enfants le 23 juillet à 10h30, un peu en avance par rapport à l’échéance qu’elle avait fixée aux différents experts chargés d’évaluer notre situation. Pour l’instant seul l’expert psychiatre a remis son rapport. L’expertise psychologique est toujours en cours : j’ai encore un rendez-vous le 11 juillet. L’équipe chargée de l’enquête sociale (MJIE) se réunit le 9 juillet pour statuer.

Nouvelles du 16 mai 2018

Samedi 21 avril 2018

Rencontre avec les enfants au point rencontre de 13h45 à 18h. Nous n’avons pas changé la durée. Il n’y a pas eu d’échange avec l’équipe à ce sujet. J’ai donné aux enfants les livres pour apprendre à se concentrer et pour apprendre des techniques d’optimisation des apprentissages au collège. Nous parlons beaucoup avec ma fille. Mes fils passent plus de temps à jouer.

Jeudi 26 avril 2018

Lettre envoyée à mon épouse par l’administrateur ad hoc des enfants désigné par la juge, indiquant le nom de l’avocate qu’il a choisie pour les enfants.

Vendredi 27 avril 2018

Mon épouse m’indique que le rendez-vous avec l’avocate des enfants a lieu le 5 mai à 11h et avec l’administrateur ad hoc le 9 mai à 14h. Je ne suis pas absolument confiant dans ce que vont faire l’administrateur ad hoc et l’avocate : vont-ils véritablement représenter et défendre les demandes des enfants ou vont-ils agir au nom de leur propre conception de la protection de l’enfance ?

Dimanche 29 avril 2018

Première communion des enfants (en notre absence). La veille un de mes fils avait des émotions et ne voulait pas faire sa communion en l’absence de son père et de la famille.

Lundi 30 avril 2018

Visite toute la journée à notre domicile de l’avocat choisi pour défendre l’association.

Mercredi 2 mai 2018

L’éducatrice spécialisée de l’AGEP, en charge de l’enquête sociale, rend visite aux enfants à leur domicile. Les enfants ont exprimé leur souhait de revoir leur père ainsi que leur famille dans le cadre d’une garde alternée, une semaine sur deux. Ils n’ont pas beaucoup parlé. Ils ont joué…

Je finalise et envoie un document à l’éducatrice spécialisée de l’AGEP : commentaires détaillés de l’ordonnance de jugement, texte sur ma philosophie de l’éducation et une partie spécifique sur l’absence de danger extraite du mémoire de l’avocat pour l’appel accompagnée du plan des lieux, des attestations faites par des tiers.

Jeudi 3 mai 2018

Rendez-vous à 14h avec l’éducatrice spécialisée de l’AGEP. Différents points abordés à partir des documents transmis qu’elle a bien lus.

Je devrais avoir encore un rendez-vous en juin et un dernier en juillet durant lequel l’éducatrice me présentera ses conclusions et recommandations pour la juge.

Vendredi 4 mai 2018

Je reçois la convocation pour l’expertise psychologique le 23 mai à 13h30. Je dois changer le rendez-vous puisque le matin a lieu l’appel…

Samedi 5 mai 2018

Rencontre des enfants avec leur avocate. Ils lui ont exprimé leurs vœux à savoir de revenir une semaine sur deux chez leur père et sa famille.

Rencontre avec les enfants au point rencontre de 14h à 18h. Nous parlons beaucoup plus avec ma fille qu’avec les garçons qui passent plus de temps à jouer.

Lundi 7 mai 2018

Décalage de mon rendez-vous avec la psychologue experte le 23 mai à 16h. Il y aura d’autres rendez-vous.

Mercredi 9 mai 2018

Rencontre des enfants avec l’administrateur ad hoc désigné par la juge. Très court échange. Il représentera les enfants le jour de l’appel. À l’avenir, au cas où les enfants voudraient faire appel, c’est lui qui décidera. Mon épouse m’apprend que seule elle et ma fille sont nommées dans la convocation pour l’appel du 23 mai. L’administrateur ad hoc doit faire le point pour savoir ce qu’il en est des garçons.

Passage de Léa Calleau devant une commission de l’éducation nationale à Agen, à cause du soutien qu’elle nous a apporté. Elle lit le texte qu’elle a préparé. Elle donne sa démission de l’éducation nationale. Voir le récit qu’elle a fait des événements.

Vendredi 11 mai 2018

L’avocate des enfants indique à mon épouse que la cour d’appel n’a pas convoqué les garçons, les estimant trop jeunes. Ils ne pourront donc pas assister à l’audience. Mais l’avocate évoquera toutefois leur position. Mon épouse et moi sommes d’accord pour que les garçons viennent malgré tout au cas où ce serait une erreur et parce que c’est important pour eux…

Mercredi 16 mai 2018

Je reçois une lettre de l’éducatrice spécialisée de l’AGEP qui m’indique qu’elle viendra à mon domicile (comme je lui avais proposé) le 7 juin à 14h.

 

Nouvelles du 17 avril 2018

Lundi 26 mars 2018

Une jeune membre de l’association GIROLLE, professeur des écoles stagiaire, a des ennuis avec un inspecteur académique à cause du soutien apporté sur notre site. Celle-ci aurait été « dénoncée » par une de ses camarades de formation ! Elle aurait fait une faute professionnelle car elle n’aurait pas respecté son devoir de réserve.

Vendredi 30 mars 2018

Je reçois une convocation pour un entretien le 12 avril à 14h avec une éducatrice spécialisée de l’AGEP (association mandatée par la juge pour réaliser l’enquête sociale).

Dimanche 1er avril 2018

Une demande de défense est envoyée à un avocat pour notre association et en particulier pour venir en aide à notre amie professeur des écoles.

Vendredi 6 avril 2018

Nous recevons une réponse positive de l’avocat contacté pour défendre notre association et notre amie professeur des écoles.

Samedi 7 avril 2018

Rencontre des enfants au point rencontre de 14h à 18h. Nous avons mangé ensemble les sandwichs apportés par chacun et les éclairs au chocolat que j’avais amenés. Les enfants ont reçu les chocolats de Pâques offerts par toute la famille. J’ai eu droit à une mousse au chocolat préparée par l’un de mes garçons. Nous avons pu jouer de la flûte avec mon autre fils (morceau d’origine amérindienne Evening Rise). Les enfants auraient bien aimé que l’on prolonge la journée ensemble…

Lundi 9 avril 2018

Je reçois un appel du point rencontre : ils ont reçu la réponse de la juge. Elle ne donne pas d’autorisation de sortie en dehors du point rencontre, elle n’accorde pas de droit de visite à un tiers (celui-ci doit lui-même faire une demande adressée à la juge).

Mercredi 11 avril 2018

Je reçois par un courrier du point rencontre la réponse de la juge. Je demande par mail au point rencontre de confirmer qu’il n’y a aucune raison objective de limiter le droit de visite à 2 heures, déclarée par la juge comme une durée adaptée, puisque la juge reconnait elle-même que cette durée n’est pas fixée par le jugement mais par les capacités structurelles du point rencontre.

Jeudi 12 avril 2018

Je me rends à l’entretien avec l’éducatrice spécialisée de l’AGEP, accompagnée de sa chef de service. Je lis toute une série de questions que j’avais préparées. Je fais part de ma grande réserve par rapport à ce processus d’entretiens où aucun professionnel ne désavouera l’autre… Je propose plutôt que de répondre à toute une série de questions d’envoyer un texte préalable. Un prochain rendez-vous est prévu le 3 mai.

Le point rencontre répond à ma demande de manière évasive, comme s’ils admettaient que la durée des rencontres devait durer seulement 2 heures.

Je leur réponds que la juge se réfère probablement au courrier de demande rédigé par mon épouse qui évoquait que la première rencontre avait été limitée à 2 heures et que ce n’était pas satisfaisant ni pour les enfants ni pour moi. Je leur demande si cela les dérange que les rencontres durent plus de 2 heures – comme cela avait été mis en place le 24 mars et le 7 avril avec leur accord.

Samedi 14 avril 2018

Bonne nouvelle : je reçois la convocation de la chambre des mineurs de la cour d’appel pour le mercredi 23 mai 2018 à 9h. Mon épouse et les enfants sont aussi convoqués. L’appel doit permettre de revenir sur le jugement du 14 février 2018 me retirant provisoirement la garde de mes enfants et m’autorisant à voir mes enfants une fois tous les quinze jours dans un point rencontre.

Lundi 16 avril 2018

L’avocat qui accepte de venir en aide pour notre association viendra passer la journée avec nous le lundi 30 avril 2018.

Questions aux juges et aux experts

Je tiens préalablement à vous dire que je respecte votre personne et votre fonction.

Cela étant dit, permettez-moi de vous poser un certain nombre de questions.

Quel rôle vous-a-ton confié ?

En fonction de quels éléments allez-vous statuer ?

Quel est votre domaine de compétences ?

Êtes-vous totalement neutre pour réaliser votre évaluation ?

Quelle est votre philosophie personnelle de la vie et de l’éducation ?

Avez-vous des appartenances philosophiques, religieuses ou politiques ?

Quelle philosophie de la vie et de l’éducation vous a-t-on transmis :

·        durant votre enfance ?

·        durant vos études et votre formation professionnelle ?

Êtes-vous censés promouvoir une certaine philosophie de la vie et de l’éducation dans le cadre de votre profession ?

Si oui, votre philosophie personnelle est-elle rigoureusement en accord avec celle que vous êtes censés promouvoir dans le cadre de votre profession ?

Avez-vous des enfants ?

Si oui :

·        Quel âge ont-ils ?

·        Selon quelle philosophie les éduquez-vous ou les avez-vous éduqués ?

·        S’ils sont jeunes, avez-vous suffisamment de recul pour garantir que vos méthodes éducatives sont adaptées ?

·        S’ils sont âgés, pouvez-vous dire que vous avez réussi dans l’éducation de vos enfants et selon quels critères jugez-vous qu’une éducation est réussie ?

Si non :

·        Êtes-vous bien placé pour évaluer mes méthodes éducatives ?

·        Comment pouvez-vous être certains que les méthodes que vous pensez bonnes en théorie s’avèrent adaptées en pratique ?

Que vous ayez ou non des enfants, pouvez-vous garantir que les méthodes éducatives que vous pensez bonnes le sont de manière universelle, qu’elles s’appliquent à toutes les familles et à tous les enfants ?

Selon quels critères pouvez-vous juger des méthodes éducatives ?

Les critères que vous employez sont-ils universels ou ne dépendent-ils pas d’une philosophie de la vie et de l’éducation et du type de société que l’on souhaite ?

Les théories sur lesquelles sont basées les méthodes éducatives que vous défendez sont-elles démontrées de manière scientifique ou sont-elles des dogmes, des croyances ?

Quel être humain, quel citoyen les méthodes éducatives que vous défendez souhaitent-elles développer ?

Permet-on à chaque famille d’éduquer ses enfants conformément à sa philosophie ?

Certaines philosophies sont-elles jugées inférieures à d’autres et donc à ce titre ne méritent-elles pas d’être transmises aux enfants ?

Si oui, selon quels critères ?

Qui se donne le droit de définir ces critères ?

Un état laïque, des professionnels (juges, experts, psychiatres, psychologues, éducateurs, assistants de service social, enseignants, etc.) peuvent-il juger de la philosophie des citoyens ?

 

Pour quelles raisons, souhaitez-vous m’entendre ?

De quels éléments du dossier avez-vous connaissance ?

Savez-vous que j’ai déjà été auditionné pendant presque six heures par les gendarmes ?

Est-il nécessaire que je réponde à nouveau à toute une série de questions auxquelles j’ai déjà répondu ?

Avez-vous déjà une certaine représentation de ma situation familiale et de ma personne ?

Que me reproche-t-on ?

·        Ai-je été jugé violent ?

·        Suis-je un père défaillant ?

·        Mes méthodes éducatives sont-elles inadaptées ?

·        Ma philosophie ou ma pratique spirituelle sont-elles problématiques ?

Si oui :

·        En quoi ?

·        Au nom de quoi pouvez-vous l’affirmer ?

·        Pouvez-vous le démontrer ?

Vous posant cette série de questions, serais-je condamnable et devrais-je être puni parce que :

·        Je vous aurais manqué de respect ?

·        Je n’aurais pas été suffisamment docile ?

·        Je serais dangereux pour la société ?

·        Je n’aurais pas fait amende honorable ?

·        Je n’aurais pas remis en question mes méthodes éducatives ?

De quelle manière voudrait-on me punir ?

En continuant à me priver de mes enfants et par la même occasion en privant mes enfants de leur père ?

Au nom de quoi ?

Si c’était le cas, ne commettriez-vous pas :

·        un abus de pouvoir ?

·        un acte très grave à l’encontre de mes enfants ?

Si vous êtes tellement préoccupés par le bien de mes enfants, avez-vous évalué les conséquences dramatiques de la séparation que nous subissons depuis la fin du mois de janvier 2018 ? Croyez-vous que cela ne va pas laisser des traces durables chez chacun de nous ?

A-t-on considéré qu’ils encouraient un tel danger à mon domicile que cette séparation soit jugée moins dommageable ?

Ce danger a-t-il été caractérisé, démontré ? Sur quelle base ?

Faudra-t-il désormais que tous les professionnels maintiennent ce point de vue pour éviter de reconnaitre qu’une erreur de jugement a pu être commise ?

 

Nouvelles du 27 mars 2018

Vendredi 16 mars 2018

Je reçois un courrier de la cour d’appel confirmant le dépôt de l’appel.

Lundi 19 mars 2018

J’ai un entretien d’1h30 avec l’expert psychiatre. Je n’ai pas une bonne impression du rapport qu’il pourra émettre. Alors que je m’attendais à passer des tests de personnalité, il m’a posé des questions sur mon cursus et la situation. Les questions étaient orientées par l’ordonnance de jugement. J’ai fini par lui dire :

  • qu’il avait une curieuse façon de m’interroger en répétant maintes fois mon prénom et mon nom,
  • que s’il s’appuyait sur la description déformée et hypernégative faite par la juge, s’il intégrait la notion de souffrance des enfants du fait de règles contraignantes alors que c’est la juge et les gendarmes qui présentent la situation ainsi, les choses étaient faussées,
  • que j’avais l’impression qu’il formulait lui-même des jugements sur certaines de mes méthodes éducatives,
  • qu’il était peut-être un expert habitué à formuler un portrait de personnalité sur la base de ce qu’il avait entendu mais qu’il me semblait qu’il n’avait pas tous les éléments lui permettant de saisir précisément toute la situation.

En définitive, j’aurais dû garder le silence.

Mardi 20 mars 2018

J’appelle le point-rencontre. La lettre a bien été envoyée à la juge pour demander les précisions sur les conditions de visite mais la réponse de la juge n’a pas été reçue. Les conditions restent donc les mêmes : 2h de visite sans possibilité de sortie.

Jeudi 22 mars 2018

Les médecins de Salignac, dont mon frère, reçoivent un courrier envoyé par l’avocat de la Directrice de l’école de Salignac pour leur demander d’enlever l’affichette dans leur salle d’attente, informant de ma situation et renvoyant sur le site www.girolle.net. Le simple fait que l’affichette renvoie sur le site serait un problème parce que les propos que je tiens à son sujet seraient acerbes et diffamatoires alors qu’il me semble être factuel. De ce fait beaucoup de journalistes pourraient être attaqués pour les mêmes raisons, notamment la journaliste de Sud-Ouest qui elle-aussi mentionnait notre site. N’est-ce pas le comble ? Non contente d’être à l’origine de mes ennuis, la Directrice voudrait maintenant nous imposer le silence.

Samedi 24 mars 2018

Rencontre des enfants au point rencontre de 15h à 18h. En réalité il n’y avait pas de justification de restriction de durée. C’était une erreur d’interprétation de la part de l’équipe. Une nouvelle lettre va être envoyée à la juge dans laquelle on demande la possibilité de voir les enfants de 10h à 18h avec possibilité de sortir du point rencontre pour avoir des activités sur Bordeaux et avec possibilité de visite accordée aussi aux grands-parents paternels et maternels et à l’oncle paternel.

Mardi 27 mars 2018

Fin de la grève de la faim après 40 jours.

Nous tenons à remercier très chaleureusement ceux qui :

  • nous ont témoigné leur soutien de vive voix,
  • ont eu le courage de l’exprimer publiquement sur notre site,
  • nous ont signifié leur affection et se sont inquiété régulièrement de notre santé.

Malheureusement, nous n’avons reçu aucune manifestation de sympathie de la part des autorités et de l’extrême majorité de la population, nous avons même perçu du dédain de la part de certaines personnes.

Quelles ont été les critiques formulées à l’égard de notre grève de la faim ?

  • « Je ne comprends pas votre stratégie. »
  • « Votre grève de la faim est inutile. »
  • « Cela va se retourner contre vous : vous allez encore plus passer pour une secte. » (Quoi que nous fassions, ceux qui nous critiquent conserveront leurs préjugés.)
  • « Et si vous mourez, vous ne pensez pas à vos enfants ? Vos enfants ont besoin de vous. » (Ah bon ? Pourquoi me les a-t-on retirés dans ce cas ?)
  • « Vous êtes trop en colère, trop émotifs. C’est démesuré. » (Ceux qui disent cela se sont-ils mis un instant à notre place ? Comment réagirait une mère à qui on retirerait ses enfants ?)
  • « Pourquoi vous ne patientez pas sagement le temps de l’enquête ? Ne vous inquiétez pas, cela va s’arranger. Il faut faire confiance en la justice. »

Pour quelles raisons la majorité ne signe-t-elle pas notre pétition ?

  • « Je ne suis pas concerné. »
  • « Il n’y a pas de fumée sans feu. Si la justice s’est exprimée, c’est qu’il y a forcément quelque chose à vous reprocher… » (Que dire de la présomption d’innocence ?)
  • « Je reste neutre. »
  • « Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne sais pas moi… Il faut laisser faire la justice… »
  • « Je fais confiance en la justice de notre pays. » (Que dire des affaires Dreyfus ou d’Outreau ?)
  • « Il s’agit d’un simple conflit familial, dans lequel je ne veux pas prendre parti. » (Or il suffirait de lire pour se rendre compte que ce n’est pas le cas.)
  • « Je ne veux pas mettre en cause des institutions, comme la justice ou l’éducation nationale. »
  • « Je ne peux pas vous soutenir officiellement, j’ai un devoir de réserve. » (Or ce dernier n’interdit nullement la liberté d’expression des opinions personnelles.)
  • « Je ne connais pas suffisamment votre groupe. » Autrement dit, « votre groupe est peut-être trop bizarre pour que je défende votre liberté de conscience. » (Or toute personne qui ne se soucie pas de la liberté de conscience ou d’expression de chacun ne risque-t-elle-pas d’être privée de cette liberté un jour ou l’autre ?)
  • « Ce groupe est une secte… C’est ce qui se dit. »
  • « L’époque des corrections est révolue. »